I Have a Dream

Parenthèses

le 25/10/2007 à 19h42

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Je marche dans la rue, mon bonnet enfoncé sur les oreilles ; j'ai froid. Les gens me regardent, je suis une curiosité ; "Eh oui j'ai froid, ça vous dérange ?! Moi j'ai pas les oreilles toutes rouges et toutes congelées. Na". La laine c'est mieux que les cheveux pour protéger du vent : c'est moins fin.

Je remonte vers le lycée, j'attend au passage piéton, le premier : un homme s'arrête, il fait des appels de phares, signe que je peux y aller. Deuxième appel de phares de la journée, quatrième de la semaine ; c'est la frange, oui, c'est la frange. Mais non Noémie, les gens ne t'aiment pas plus parce que tu as une frange. Idée pathétique.

Sur le pont, les employés communaux taillent les plantes, sur le trottoir d'en face ; j'ai envie qu'il y en ai un qui crie : "Pour vous Mademoiselle !" en brandissant une fleur. Même si elle est fanée. Même si elle est affreuse. J'aime les fleurs, je veux des fleurs dans ma vie.

Je continue de marcher, et je me dis que ce que raconte Voltaire est vrai : les hommes n'ont pas les connaissances nécéssaires pour répondre aux questions métaphysiques. On ne peut pas dire que Dieu existe, mais peut on dire qu'il n'existe pas ? On ne peut pas dire qu'il y ai une autre vie après la mort, mais peut on affirer qu'il n'y a rien ? Je me demande comment c'est, la Paradis. Peut être un grand escalator, comme aux Halles à Strasbourg, avec à l'arrivée un Ange en livrée qui dirait :
"Bonsoir Madame, vous avez réservez ?
-Non pas vraiment
-Ah. Ce n'est pas un problème. Chambre avec vue ?"


Je soupire derrière mon écran, même si vous ne m'entendez pas ; il est désespérement froid.
Je peu dire aujourd'hui qu'exactement 7 personnes savent le poids de mon coeur : il est plus lourd qu'il n'y paraît. J'ai besoin d'eux pour m'aider à le porter.
A vous, je vous aime.


piix : butterfly by Teruchan sur deviantart.com

Laotong

le 22/10/2007 à 17h53

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Les Laotong sont, en Chine, des petites filles que l'on unis pour la vie : des soeurs de coeur, et plus que des soeurs. Nous nous sommes choisis.


Te souviens-tu comme je t'aimerais ?


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Rome n'attend pas

le 18/10/2007 à 18h30

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"Pourquoi es-tu en retard ?
-Fato facta.
-...Bien, assied toi"

Fato facta : du fait du destin.
Je fais vraiment des rêves bizarres.
Et cet article est pathétiquement mien.


Hahahaha.

Flower power

le 13/10/2007 à 20h58

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Le passé nous suit : il est le notre, nous somme le sien. Sans passé nous ne sommes pas, sans présent nous n'existons pas, et sans avenir, nous sommes condamnés. Comme je l'ai dit a Amandine, le contexte s'y prêtant : les liens qui nous unissent au passé, quand ils se déchirent, ils craquent et glissent sous nos doigts, ils s'envolent comme des milliers d'oiseaux aux couleurs un peu fanées. Les blessures ne cicatrisent pas tout de suite, et parfois elles se rouvrent, [elles saignent], nous pleurons, nous survivons, je vous aimerais.


Je décide aujourd'hui de cesser de cultiver les fleurs du passé : elles ne m'appartiennent plus. Je fais pousser en mon jardin un arbre, un figuier : ces racines dans mes [o]rigines, sont tronc pour me supporter dans l'[i]nstant, et ses branches pour monter vers l'[a]venir.


Vous êtes mon tronc, j'ai besoin de vous. Les mots ont un pouvoir : je veux qu'il s'imprègne.



[Nous survivrons, je vous aimerais.]




Piix : Natalie Shau, sur deviantart.com

Théâtralement magnifique

le 10/10/2007 à 20h22

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Cyrano de Bergerac
Acte I, scène 4


CYRANO, imperturbable.
C'est tout ?...

LE VICOMTE
Mais...

CYRANO
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
En variant le ton,-par exemple, tenez:
Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! "
Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! "
Descriptif: " C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule ! "
Curieux: " De quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? "
Gracieux: " Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? "
Truculent: " Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? "
Prévenant: " Gardez-vous, votre tête entrainée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! "
Tendre: " Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! "
Pédant: " L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamelos
Dût avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! "
Cavalier: " Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode! " ,
Emphatique: " Aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! "
Dramatique: " C'est la Mer Rouge quand il saigne ! "
Admiratif: " Pour un parfumeur, quelle enseigne ! "
Lyrique: " Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? "
Naïf: " Ce monument, quand le visite-t-on ? "
Respectueux: " Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue! "
Campagnard: " He, arde ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! "
Militaire: " Pointez contre cavalerie ! "
Pratique: " Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot! "
Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot:
" Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître! "
- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit:
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot: sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, I'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

DE GUICHE, voulant emmener le vicomte pétrifié.
Vicomte, laissez donc !

LE VICOMTE, suffoqué.
Ces grands airs arrogants !
Un hobereau qui... qui... n'a même pas de gants !
Et qui sort sans rubans, sans bouffettes, sans ganses !
...

"I want you now"

le 02/10/2007 à 20h02

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Je suis ne suis pas timide avec lui : je n'ai aucun problème avec son corps. Le sien, le mien, le notre...quelle importance après tout ? Au toucher c'est la même peau, la même sensibilité.


Je l'aime. Je le veux rien que pour moi. Rien qu'à moi. Juste pour moi.


Dis quelque chose...


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piix : pop art by GrungeBrideGoneGreen sur deviantart.com

Métastase inverse

le 19/09/2007 à 17h26

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Pour un baiser de toi, à cet instant je damnerais la terre entière, et plus encore s'il le faut...


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NEXT !

le 17/09/2007 à 18h45

Je n'aime pas les lundis...je déteste les lundis.

Dimanche soir météo : le temps de demain sera beau. Je met mes ballerines. Et bien sur il pleut, et je n'ai pas mis de bas, j'ai oublié. Mes chausures sont trempées, et moi toute entière par la même occasion : je dois aller manger a la CPAM a midi. Je n'ai pas de capuche, pas de parapluie. Quelle poisse.

Sport : athlétisme, 500 mètres. Je le fais en 2.22. La moyenne est a 2.30. Putain. J'ai forcé, les jambes vacillantes sur les 50 derniers mètres, les poumons atrophiés et le coeur sur le point d'exploser : 3 mètres de plus et je voyais le sol de près. J'aime pas le sport.

En anglais, 14h ; j'étais absente vendredi, je cherche mon carnet de correspondance...et je me rends compte que j'ai oublié mon pochette, avec le carnet dedans. Heureusement, la prof est simpa.

Dans le train...je n'ai pas d'abonnement : il est dans ma pochette, pochette que j'ai oubliée (au cas ou vous auriez eu un blanc entre les deux paragraphes), et pas le temps de prendre un billet au guichet, il est 17h22, le train part a 25 ; j'attend que le controleur ramène sa fraise. Je lui dis ; "Mais Mlle, il fallait ptête se présenter avant de monter dans la train" ; si jte vois pas sur le quai ducon, jpeux pas me présenter. "Bon sur cette fois la ce sera un tarif majoré, mais la prochaine fois ce sera tout de suite 35 euros" ; ok, remballe, c'est 6 euros, je sais. En plus il se fait attendre, il parle bien fort pour m'enfoncer, il reste environ 10 minutes a côté de moi en train de trafiquer son appareil. "C'est 7.60".
CONNARD !

En plus, pas de message réconfortant a l'horizon.
Tant pis pour moi.
Je hais les lundis.

Piix : flutterings in my mind by Hengie sur deviantart.com

D'accord.

le 11/09/2007 à 16h21

 


Pendant la guerre de Sécession, du côté Nord, quand on comptait les morts du jour, sur le registre, on trouvait : 10 killed, 22 killed, 14 killed etc...Et quand il n'y avait pas de morts : 0 killed. On a fini par abréger en OK, pour dire que tout allait bien et qu'il n'y avait pas eu de pertes ce jour là.



Notre prof d'histoire ne veut pas que nous disions ok ; il nous a raconté cela. "Vous devez avoir un langage littéraire, vous êtes des littéraires : c'est sur vous que repose la qualité du français."


Merci, merci.


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"Misconstruction"

le 10/09/2007 à 17h35

S'il pleut aujourd'hui, pas dans mon coeur. L'orage, c'était hier ; j'ai un ciel bleu dans la tête. Pas de philosophie, les jours gris m'empêchent toute mélancolie et autres questions existentielles. J'aimerais regarder l'orage avec TOI et TOI.

"T'es bien plus beau comme ça, un point c'est tout, un point c'est toi". Zazie. C'est vrai, les gens sont bien plus beau nu, dans leur esprit, dépouillés de toutes ses corrections qu'on fait chaque jour, ses concessions a la vie de groupe, ses sourires factices plus qu'utiles a la "cohésion" sociale.


TOI, tu es belle nue devant moi, on ne se cache pas, et rien, on est comme on est : Laotong pour la vie. Ma soeur de coeur, que j'aime a voir toute entière, dans ses faiblesses et surtout dans ses forces, qu'elle ne voit pas toujours mais qui sont à elle. Tu as un rayonnement intérieur, et si peu de personnes le voit, elles sont aveugles ; je suis fière d'avoir 10/10 a chaque oeil.

TOI, en caleçon au propre, nu au figuré, tu te découvres si souvent devant moi : tu t'assumes, tu n'as pas de "paraître". Tu es, et c'est ça qui fait que tu es unique. Patate, nouille, petit clown, crapaud, crocrodile, gremlins, radiateur...derrière nos surnoms un peu niais (mais si...complices), deux coeurs qui battent l'un pour l'autre. En te découvrant, j'étais plus que Christophe Colomb.



Et moi, que suis je dans tout ça ? Je ne crois pas être fausse. Je ne crois pas qu'il y est deux Noémie différentes. Si je retiens, je ne cache pas, je ne joue pas. J'aime, ou j'aime pas, mais j'ai l'amour lucide.


VOIR ET ÊTRE VU... 

***

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