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Je marche dans la rue, mon bonnet enfoncé sur les oreilles ; j'ai froid. Les gens me regardent, je suis une curiosité ; "Eh oui j'ai froid, ça vous dérange ?! Moi j'ai pas les oreilles toutes rouges et toutes congelées. Na". La laine c'est mieux que les cheveux pour protéger du vent : c'est moins fin.
Je remonte vers le lycée, j'attend au passage piéton, le premier : un homme s'arrête, il fait des appels de phares, signe que je peux y aller. Deuxième appel de phares de la journée, quatrième de la semaine ; c'est la frange, oui, c'est la frange. Mais non Noémie, les gens ne t'aiment pas plus parce que tu as une frange. Idée pathétique.
Sur le pont, les employés communaux taillent les plantes, sur le trottoir d'en face ; j'ai envie qu'il y en ai un qui crie : "Pour vous Mademoiselle !" en brandissant une fleur. Même si elle est fanée. Même si elle est affreuse. J'aime les fleurs, je veux des fleurs dans ma vie.
Je continue de marcher, et je me dis que ce que raconte Voltaire est vrai : les hommes n'ont pas les connaissances nécéssaires pour répondre aux questions métaphysiques. On ne peut pas dire que Dieu existe, mais peut on dire qu'il n'existe pas ? On ne peut pas dire qu'il y ai une autre vie après la mort, mais peut on affirer qu'il n'y a rien ? Je me demande comment c'est, la Paradis. Peut être un grand escalator, comme aux Halles à Strasbourg, avec à l'arrivée un Ange en livrée qui dirait :
"Bonsoir Madame, vous avez réservez ?
-Non pas vraiment
-Ah. Ce n'est pas un problème. Chambre avec vue ?"
Je soupire derrière mon écran, même si vous ne m'entendez pas ; il est désespérement froid.
Je peu dire aujourd'hui qu'exactement 7 personnes savent le poids de mon coeur : il est plus lourd qu'il n'y paraît. J'ai besoin d'eux pour m'aider à le porter.
A vous, je vous aime.
piix : butterfly by Teruchan sur deviantart.com









